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Pourquoi, tous les 2 à 3 ans, je mets mon nom en jeu en entrant au capital de certaines entreprises

10 janvier 2026 par
Prospérin Tsialonina
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Il y a une différence fondamentale entre conseiller un projet… et s’y exposer personnellement.

Depuis près de 20 ans, j’accompagne des entrepreneurs et des dirigeants dans la structuration, le développement ou le redressement de leurs entreprises.

La plupart du temps, cela se fait dans un cadre classique de conseil.

Mais tous les 2 ou 3 ans, un autre choix s’impose : entrer au capital, à hauteur de 5 à 10 %, lorsque le projet, l’engagement du dirigeant et les enjeux le justifient.

Ce choix n’est jamais anodin. Car entrer au capital, dans mon cas, signifie bien plus qu’un apport intellectuel.

Mettre son nom “en cage” : un risque assumé

Lorsque je deviens associé, je ne mets pas seulement du temps ou des compétences sur la table.

Je mets mon nom,

ma réputation,

ma notoriété professionnelle,

et l’image que j’ai construite sur plus de 20 ans.

C’est une prise de risque majeure.

À partir de ce moment-là, chaque décision, chaque succès, chaque difficulté du projet peut être associée à mon identité.

Il n’y a plus de distance confortable entre “le consultant” et “le projet”.

C’est volontaire. Et c’est précisément ce qui crée l’alignement.

Bien plus que du conseil : un engagement global

Entrer au capital, c’est aussi mobiliser des ressources qui dépassent largement le cadre d’une mission classique.

Concrètement, cela signifie :

  • ouvrir mon réseau personnel et professionnel,
  • mobiliser des partenaires publics et privés,
  • faciliter des mises en relation institutionnelles,
  • activer des relais financiers, techniques ou stratégiques,
  • et, lorsque c’est pertinent, impliquer les sociétés de mon propre groupe.

Cet engagement n’est pas théorique.

Il est opérationnel, concret, parfois exigeant.

Il expose autant le projet que moi-même.

2 exemples récents : CPP System et Paradis des Noix

Les cas de CPP System et de Paradis des Noix illustrent bien cette logique.

Dans des contextes très différents, les 2 projets partageaient un point commun : un potentiel réel, mais une trajectoire encore fragile.

Entrer au capital était une manière claire de dire : « Je ne crois pas seulement au projet. Je m’y engage. »

Dans ces 2 cas, mon rôle a dépassé le conseil :

  • structuration stratégique,
  • gouvernance,
  • arbitrages financiers,
  • crédibilisation auprès des partenaires,
  • sécurisation des décisions structurantes.

C’est ce niveau d’implication qui justifie l’equity.

Une règle claire : je sors après 5 ans

Cette approche repose aussi sur une discipline personnelle.

Je n’entre jamais au capital sans prévoir la sortie.

Mon horizon est clair : 5 ans.

Pourquoi ?

Parce que mon rôle est d’aider une entreprise à :

  • se structurer,
  • se renforcer,
  • atteindre un niveau de maturité suffisant.

Une fois cet objectif atteint, je me retire.

La valeur créée doit rester à l’entreprise et à ses dirigeants.

La sortie fait partie intégrante du contrat moral et stratégique.

2026 : une évolution structurante

À partir de 2026, cette démarche évolue.

Désormais, ce ne sera plus moi, en tant que personne physique, qui entrerai au capital, mais Tsialonina Strategic Investments.

Ce changement permet :

  • une approche plus institutionnelle,
  • une meilleure lisibilité pour les partenaires,
  • une mutualisation des ressources,
  • et une continuité indépendante de ma personne.

L’engagement reste le même.

Le cadre devient plus structuré.

Un message à ceux qui envisagent ce type de partenariat

Entrer au capital avec un partenaire stratégique n’est pas un raccourci.

C’est un engagement mutuel, exigeant et parfois inconfortable.

Mais lorsque :

  • les intérêts sont alignés,
  • les rôles clairement définis,
  • la vision partagée,

cela peut devenir un accélérateur puissant de création de valeur.

À condition d’accepter une chose essentielle : quand quelqu’un met son nom, son réseau et sa crédibilité en jeu, ce n’est jamais un simple geste symbolique.

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